La hadra des femmes de Chefchaouen : chant (confrérie soufie)

L’ensemble Akhawat el-Fane el-Assil s’attache à préserver l'ancien héritage du soufisme et des traditions populaires, en y rajoutant une part de créativité et d’originalité. Les paroles des chants sont des poèmes en arabe provenant soit de la tradition familiale des Bekkali, soit du répertoire soufi des chants de sama‘ composés par des maîtres de la tradition classique arabo-andalouse, tels que Ali al-Halabi, Abu Mohammed al-Harraq ou al-Shushatri. Lors de la hadra, les chanteuses sont vêtues du costume traditionnel de fête des femmes rifaines. Une partie d’entre elles sont assises par terre en demi-cercle et certaines jouent de différents tambours (bendir, darbuka, tabl, tar, ta’rija) ; les autres se tiennent debout et chantent en frappant des mains, se balançant tantôt de gauche à droite, tantôt d’avant en arrière, selon les techniques d’extase – à peine stylisées – de la hadra des femmes. Extrait des ateliers d'ethnomusicologie de Genève: www.adem.ch/archives/maroc/chefchaouen.html